Entreprises québécoises | L’innovateur en chef veut savoir pourquoi l’innovation est en declin

(Montréal) Pourquoi les entreprises québécoises investissent-elles moins en innovation? C’est la question qui obsède l’innovateur en chef de la province, Luc Sirois, qui s’est donné la mission de sustigante l’envie d’innover chez les Québécois.

Published on May 27

Stéphane Rolland
La Presse Canadienne

Assis dans un bureau épuré où un mur de tableau blanc affiche les vestiges d’une séance de remue-méninges, M. Sirois se dit troublé par le fact que les expenses des entreprises en recherche et développement (R & D) declinent au Québec.

« Moi, j’étais en état de choc [lorsque j’ai constaté ce déclin], raconte-t-il lors d’une entrevue à La Presse Canadienne. Au Québec, on est créatif, on est entrepreneur, on développement. Oui, je me couche et je me lève le matin en pensant à ça, en me demandant : qu’est-ce qu’on va devoir faire pour que, structuralellement, ça change de cap. »

Le Conseil de l’innovation du Québec, dont il est le directeur général, a reçu le mandate du ministère de l’Économie et de l’Innovation de l’aider à réaliser ce changement de cap. The organization, created in December 2020, is at the heart of the Quebec Research and Investment Strategy 2022-2027 (SQRI), unveiled last week.

The numerous statistics show the retardation that Quebec companies are experiencing in terms of innovation, notably: the decline in spending on R & D, the weak number of companies that develop new products and services, or the part of companies that have undertaken their digital transformation.

Au Québec, on est particulier bon en recherche académique, mais l’innovation dans les entreprises est en declin.

Luc Sirois, innovator en chef du Québec

La baisse des investments des entreprises en produits de propriété intellectuale worries d’ailleurs l’economiste en chef du Mouvement Desjardins, Jimmy Jean. In the fourth quarter of 2021, this type of investment was down 2.8% from its level in 2019, before the pandemic. In Ontario and the United States, these increased by 10.7% and 14.0%, respectively.

Au-delà des chiffres, ces statistiques ont une importance reale pour les Québécois, car l’innovation est un “ingrédient” nécessaire à l’augmentation du produit intérieur brut (GDP) par habitant, explique M. Jean lors d’une entrevue. “What does it bring to the level of life of a population and how capable it is of performing public services?” »

Des questions en suspens

M. Sirois admits after savoir quelles sont les raisons qui freinent l’innovation au Québec. C’est un mystère que tentera de percer l’équipe du Conseil, formed by a dozen employees. Il pourrait aussi compter sur l’appui des “sages” de son comité consultatif, presidé par la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, qui ont pour mission de conseiller le gouvernement.

The Conseil travaille au launch d’un “baromètre de l’innovation” qui tentera de faire un granulaire portrait de la recherche et de l’innovation au Québec par région et par sector. Une première version du baromètre sera publiée cet automne, mais l’innovateur en chef de pointe que l’outil sera enrichi dans ses ulteriores versions. « The barometer, c’est l’économie, l’innovation sociale, la lutte au changement climatique et la question du talent. »

Le Conseil doit aussi piloter une étude sur le financement de la R & D afin de voir si l’argent public est utilisé de manière efficace pour stimulater l’innovation. Le mandate sera confié à des experts externes. « En credit d’impôt remboursable à la R & D, c’est 2.5 milliards qui est donné aux entreprises. Malgré ça, les expenses des entreprises descendent. [Est-ce que] What marches fall? La question, il faut se la poser. »

Le projet ne part pas avec une idée préconçue, assure toutefois M. Sirois. L’intention n’est pas necessairement de réduire le financement public à la R & D. « Où ça marche, tu ne veux pas le défaire. C’est délicat. Peut-être que la réponse, ça va être de l’augmenter. »

Le Conseil jouera aussi un rôle sur le terrain en aiguillant les entrepreneurs vers les bonnes ressources parmi la multitude d’intervenants gouvernementaux, régionaux, sectoriels et universitaires, explique M. Sirois. « Les ressources, il y en a plein. Les entreprises sont mêlées. On les fait respirer. On leur explique calmement et on est capable de les orienter vers ces organizations-là. »

M. Sirois also wants to create an informal network of 300 professionals in economic development working in different organizations. Une première cohorte d’une quarantaine de professionnels devrait recevoir une formation cet automne. « On veut les tools avec de la formation, avec des répertoires, avec des outils informatiques. Il va avoir “un téléphone rouge” pour nous joindre. »

The taste of failure

Au-delà des politiques économiques, l’innovateur en chef du Québec espère un changement des mentalités qui encouragera l’innovation. Il estime que la psyche collective est trop “craintive” à l’idée de subir un échec. Il dit observer cette reticence de la part des entrepreneurs lorsque vient le temps d’enviseur des changements au sein de leur entreprise. « Il ya un inconfort avec le risque qui est present ici. »

L’échec est inévitable quand on veut changer les façons de faire. M. Sirois fait une analogie au joueur de hockey qui tente de faire un but. “How can I do it right?” shot, quand tu es sûr que ça va marcher, ben voyons donc. On le sait qu’au hockey qu’il faut tirer plusieurs fois pour avoir un but. C’est comme ça que ça marche. »

On peut accepter l’échec tout en étant prudent, nuance M. Sirois. La meilleure approche est d’y aller avec de petits essais circonscrits et mettre la gomme sur les tests qui donnent les meilleurs résultats. « Tu veux échouer vite pour savoir quel projet arrêter et tu surinvestis [dans] celui qui fonctionne. »

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