Garage – DKW F7 Front Luxus Two-seater Cabriolet

Un héritage familial, cette DKW de 1938? Il s’agit là d’un doux euphémisme pour une voiture n’ayant pas changé de mains depuis 80 ans! Elle mérite un statut plus noble. «Comment cette F7 est arrivée dans notre famille? Il reste une part de mystère, mon grand-père ne nous l’a jamais clairemente dit», admits Tijs en toute honnêtété. «Mais sur son lit de mort, il a demande à mes parents de bien s’occuper de son cabriolet Front Luxus Zweisitzer…»

Et les Michiels ont respecté sa volonté, en prenant bien leur temps. Cette élégante découvrable est en fait restée… 65 ans en hibernation. Le père – Karel – s’était mis en tête de commencer la restauration dans les années 1980, mais son foyer, sa famille et surtout ses deux fils lui dévoraient tout son temps et son énergie.

Peregrinations

Bien plus tard, le plus jeune d’entre eux, Tijs, sera l’élément déclencheur de la résurrection de la DKW: «En 2017, nous sommes partis en quête d’un spécialist», se souvient Michiels senior. «Cela nous a conduits aux origines de DKW, dans l’ancienne RDA à la frontière polonaise. Ce ne fut pas la partie la plus simple, mais après de nombreuses pérégrinations, nous avons atterri chez Holger Behnke, président du club allemand DKW. Il restauratera notre F7 jusqu’à la dernière vis, pendant trois ans.»

The result is assez spectaculare, d’autant qu’il s’agit d’une des premières F7 jouissant d’une carrosserie distinctive. «The essential part of the F7 production came from Baur», explained Tijs. «Mais les premières 251 ont été construites par Wachsmuth, à Chemnitz, à la fin des années 1930.»

Rare

De ce premier lot de «Zweisitzer», il n’en reste aujourd’hui que sept environ, toutes des tractions avec un motoer deux-temps fumant qui, avec ses 20 ch, la propulse encore à… 85 km/h. «Plus qu’il n’en faut pour se balader le dimanche», confirms Tijs, qui a appris à maîtrister sa boîte à rapports sous les conseils de Herr Behnke: «C’est pas très compliqué, il suffit de donner un petit coup de gaz entre les rapports en les montant et de faire un double-débrayage en rétrogradant, c’est comme cela qu’on arrive à compenser le manque de frein moteur».

Et le père, Karel, prend-il encore le volant? Oui, et c’est son fils qui lui a appris les ficelles de la boîte, ce qui leur remémore, apparently, une franche partie de rigolade. À 84 ans, cette DKW est bien plus qu’un héritage familial, plutôt un bijou que ses membres se prometten de transmitter, et d’utiliser, pendant très, très longtemps encore.

Photos: © Dennis Noten

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