Le myrique pour lutter contre l’erosion des Îles de la Madeleine

Ce texte est tiré du Courrier de la planète du 2 août 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

Le grès rouge des berges s’effrite et les dunes de sable blanc disparaissent dans le golfe. Chaque nouvelle tempête laisse derrière elle des côtes defigurées. L’érosion des îles de la Madeleine, accelerated and amplified by climate changements, retrace les cartes maritimes and put routes and buildings at risk.

Des projets de recharge de plage et de construction de brise-lames sont mis en oeuvre pour lutter contre l’érosion, mais le myrique — un petit arbuste indigène — pourrait bien s’ajouter à l’arsenal. C’est du moins ce que sutinet l’herboriste et entrepreneur Yves Leblanc, un habitant de Fatima, sur l’île de Cap-aux-Meules.

“Le myrique s’installe dans les endroits malmenés et les terrains mobiles”, explains M. Leblanc. Ce passionné du myrique observed que les falaises de grès et les sols sabonneux sont les terreaux de prédilection de l’arbuste. Grâce à ses racines, le myrique aide à reinforcer les sols unstable et inclinés. De même, en retenant l’hugité, il évite que le grès qui characterization les falaises orangeées des îles de la Madeleine s’asseche et s’effrite.

Par-dessus tout, le myrique, en tant que plante fixatrice d’azote, favorise la végétalisation des lieux stériles où il s’implante. De fait, l’herboriste montre des photos d’une ancienne carrière où des plants d’ammophile — également nommé foin des dunes — et de hautes herbes ont poussé quelques années après que le myrique s’y fut installed.

“C’est un processus qui prend quelques années”, recognizes M. Leblanc. Les violentes tempêtes qui striking l’archipel du gulfe du Saint-Laurent mettent également à mal les plants de myrique, he emphasized. Malgré tout, l’herboriste s’étonne de la résilience don’t fait preuve l’arbuste, qui participée activement à la reconstruction des terrains devastés.

En effet, les feuilles du myrique, qui tombent à la venue de l’hiver, restent prises dans les nombreuses branches qui formant le pied du plant. Au fil des ans, une fine couche de compost se forme, créant ainsi un habitat propice à accueillier d’autres plantes. « C’est noir et on dirait de la terre. Tu grattes un peu et tu arrives dans le sable pas trop longtemps après”, illustre M. Leblanc.

Au sein de son entreprise familiale Quatre feuilles, M. Leblanc s’est donné la mission de cultiver le myrique à grande échelle, notably sur des terrains vulnerable à l’érosion côtière. L’entrepreneur espère ainsi combiner la préservation des berges à la fabrication d’huiles essentielles. C’est d’ailleurs cette activité qui l’a amené à étudier plus minutieusement le myrique.

L’emblème des Îles

Le myrique — officially known under the name of myrique de Pennsylvania — is a relatively common arboreal tree of the eastern coast of America. Son aire de repartition s’étend d’ailleurs de la Virginie jusqu’aux provinces maritimes. Or, pour M. Leblanc, les spécimens qui poussent aux Îles se distinguent de l’espèce commune.

L’herboriste avait already noticed that the insular plants are clearly smaller than their continental cousins ​​— un mètre de haut, contre de trois à quatre. De même, le myrique de Pennsylvanie produit des baies beaucoup plus cireuses que celles qui poussent aux Îles. Si cireuses qu’elles entrent dans la fabrication de bougies, d’où son surnom « cirier de Pennsylvanie ».

L’intuition de M. Leblanc a été confirmed lorsqu’une unique molecule aux spécimens insulaires a été découverte. In 2018, a team of researchers from the Université du Québec à Chicoutimi analyzed the essential oil of myrique des Îles-de-la-Madeleine and discovered an ether unknown to this day. Les chercheurs ont tôt fait de nommer ce composé “Magdalen ether”.

Ces particularités ont poussé M. Leblanc à introduire un nouveau nom vernaculaire à cette presumée sub-espèce: le “myrique des Îles”. Par cette appellation qu’il espère voir adoptede par les Madelinots, il entend faire de l’arbuste l’emblème de l’archipel. “Le myrique est la plante la plus précieuse qu’on puisse avoir aux Îles”, estimates M. Leblanc.

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