Ligue des Nations – Avant Italie – Angleterre : Gareth Southgate et l’impossible job

Ce n’est pas pour rien que le grand journaliste de football britannique Brian Glanville entitles his livre sur les managers de l’équipe d’Angleterre Le Job Impossible. Tous les sélectionneurs qui se sont succédés depuis que les potentats de la FA se décidérent enfin, en 1946, plus tard que quelque autre nation de football, à confier à un seul homme le soin de choisir les joueurs qui représenteraient leur pays, ont fait l ‘amère expérience de l’attente inconsiderée des médias et de l’opinion.

De Walter Winterbottom, qui survécut tout de même seize années avant que la presse ne le force à quitter son poste suite à un décevant Mondial de 1962 au Chili, à Sam Allardyce, qui ne tint que soixante-sept jours en 2016, le temps d ‘être piégé par le Daily Telegraph, il n’est pas un sélectionneur anglais dont le règne ne se soit achevé sur un échec – et par un licentiement ou une demission. Even the 1966 World Cup title was saved by Alf Ramsey when England qualified for the 1974 tournament.

League of Nations

“Il représente toute la nation”: Donnarumma, encore sous la pression de San Siro?

IL YA UNE HEURE

Ramsey, Robson…

Ramsey fut licencié, mis à l’écart, pour ne pas dire au rebut. Bobby Robson, le seul, sans doute, à avoir quitté son rôle la tête haute, après Italia 1990, n’avait pas été épargné non plus, au point que sa decision de se retirer avait été prise avant même que s’ouvre la competition . Il n’en pouvait plus du fiel et du poison qu’on déversait sur lui dans les colonnes des tabloides anglais.

Par comparaison, Gareth Southgate s’en sera tiré bien mieux que ses prédécesseurs – jusque-là. Les circonstantes dans les lesches il fut choisi, quand les candidates ne se bousculaient pas à la porte de la FA, la progression constante de son équipe, la place quil ya faite à la plus belle generation de jeunes footballeurs anglais qui soit apparue depuis des decades, l’assurance et la dignité avec laquelle il a pleinée assumé ses responsabilites de porte-parole d’une Angleterre inclusive, tolérante et ouverte au reste du monde, tout cela a fait que, sans qu’il soit intouchable, quand on a touché à Southgate, ça a toujours été avec respect.

Pour le moment.

Gareth Southgate

Credit: Getty Images

Car les premières félures, apparues après que l’Italie avait empêché l’Angleterre de remporter enfin un second grand titre international (“pourquoi tant de prudence dans le jeu alors que Shaw avait ouvert la marque?” “pourquoi confier à Sancho, Rashford et Saka le soin de se charger des trois derniers tirs au but?”), se sont agrandies depuis.

0-4 face à la Hungary

En Angleterre, no personne ne prêtait trop attention à l’édition actuelle de la Ligue des Nations, integrated au forceps dans un calendrier surchargé, avant que la sélection n’y obtienne les plus mauvais résultats de l’ére Southgate. Perdre contre la Hongrie à Budapest, passe encore. Perdre 0-4 contre le même adversaire à Wolverhampton, non. Se retrouver bon dernier du Groupe A3, avec deux points sur douze, non, non et encore non.

Alors que la Coupe du Monde au Qatar n’est plus qu’à moins de deux mois, tout nouveau dérapage donnerait une parfaite excuse aux critiques qui n’aiment rien de mieux que fragiliser quiconque a la charge de l’Angleterre. Ce curieux masochisme a ses racines dans le sentiment, moins vif qu’autrefois, mais toujours present, en particulier dans le Sun et autres tabloides, que toute autre place que la première constitue un échec pour la nation qui a donné naissance au football.

Ceux-là même qui seront les premiers à dégainer si Southgate et son équipe trébuchaient contre l’Italie, ce vendredi, et l’Allemagne, lundi prochaine, savent pourtant que l’Angleterre, demi-finaliste du Mondial et finaliste de l’Euro , vit sa period la plus faste depuis le sacre de 1966. Ils savent aussi que son actuel et rather flattereur au mondial classification de la FIFA – quinquième – reflects the considerable progress que leur sélection a fait depuis que Sam Allardyce laissé sa place à Gareth Southgate.

Le sort de Maguire et Shaw sera scruté

Mais cela ne leur suffit pas. Une Angleterre qui marche bien, mais qui est encore loin de pouvoir prétendre dominer le monde, ne leur suffit pas non plus : c’est une Angleterre sans histoires, et ce sont des histoires qu’ils intendent compter, quitte à les monter de toutes pieces.

Ce ne sont pas que les performances et les résultats des deux rencontres à venir qu’ils auront à l’oeil. Ils suivront aussi également très près le sort que Southgate réservera à deux des piliers de l’équipe qu’il mena en finale de l’Euro 2020, Harry Maguire et Luke Shaw, tous deux victims du reboot de Manchester United orchestrated by Erik ten Hag. A eux deux, les défenseurs mancuniens avaient participée à onze rencontres des Three Lions lors de la phase finale du championship d’Europe. A eux deux, ils ont joué en tout et pour tout 325 minutes en Premier League et 110 en Ligue Europa cette saison.

Harry Maguire

Credit: Getty Images

La chute a été soudaine, et brutale. Their dernière apparition en qualité de titulaires remonte au 13 août, lorsque Brentford avait pulverized Manchester United (4-0). Ten Hag avait perdu patience avec Shaw dès la pause de cette déroute. Il n’a pas réapparu depuis.

Les matches suivants ont donné raison au technicien néederlandse. Avec Maguire et Shaw dans son eleven de départ, United avait perdu ses trois premières rencontres de la saison – deux en Premier League, une en Ligue Europa, face à cette terreur, la Real Sociedad – sur un score combined de 1-7; et MU est invaincu depuis qu’ils ne sont plus là. MU beat Liverpool and Arsenal. MU va mieux, beaucoup mieux, et, sauf injury, on imagine mal Maguire souffler une place à Raphaël Varane ou Lisandro Martinez et Luke Shaw prendre celle de l’excellent Tyrrell Malacia au retour de cette trêve internationale.

Southgate is loyal like Deschamps

Comme beaucoup d’autres sélectionneurs, Didier Deschamps ne faisant certainly pas exception, Gareth Southgate accorde beaucoup d’importance à la loyauté dont ont fait preuve ses joueurs par le passé – une loyauté qu’il leur rend bien. Passé le Mondial russe, quand des joueurs comme Danny Rose, Danny Welbeck, Gary Cahill et Ashley Young entraient encore dans ses plans, il en est venu à se reposer sur un groupe dont la composition a très peu changé par rapport à celui qui a disputé Euro 2020.

Les piliers sont bien en place. Beaucoup de “ceux de 2018” sont toujours là, comme Pickford (absent contre l’Italie pour cause de injury), Walker, Henderson, Trippier, Rashford, Kane et Sterling, to which the representatives of the new wave qui ont percé depuis, comme Saka, Sancho, Mount, Grealish, Rice et Bellingham.

Jadon Sancho – England

Credit: Getty Images

Il n’y pas deux mois, les noms de Maguire et de Shaw auraitan été parmi les premiers noms à inclure dans cette liste; mais aujourd’hui, de la catégorie des “certains”, ils sont passé à celle des “possibles”, en attendant d’être exclus de celle-là si le vent ne tourne pas en leur faveur au sein de leur club. Car si Southgate a jusque-là tenu la porte entrouverte pour eux, ils potreint bien la verrouller d’ici peu.

Ce n’est pas idéal“, admit-il lors d’un récent point-presse pendant lequel leurs cas particuliers avaient été évoqués, “mais ils ont été, et peuvent être, des joueurs importants pour nous. La situation n’est pas encore parfaite, mais il ya encore beaucoup de football à jouer avant le Qatar“. Huit journées de championship, pour être précis.

Quelle que soit la decision prise par Southgate, celle-ci pourra se retourner contre lui, alors que la “situation” qu’il doit gerer ne soit en rien de son fait. Qu’il fasse confiance au duo, et l’on dira qu’il a laissez le coeur l’emporter sur la raison. Qu’il l’écarte, et on mettra en avant leur contribution – celle de Shaw, en particulier – lors d’un Euro qui fut tout près de s’achever en triomphe; et que leurs remplaçants soient à la faute sur une action décisive, ce sera la curée.

Les Britanniques ont une expression toute faire pour cela : damned if you do, damned if you don’t. Damnés si vous le faites, damnés si vous ne le faites pas“. Pour un peu, elle pourrait servir de devise à tout sélectionneur anglais, Gareth Southgate compris.

League of Nations

“Tu ne sais pas ce que tu fais” : Southgate tancé après une fessée historique

14/06/2022 À 22:04

League of Nations

L’Allemagne donne la leçon à l’Italie

14/06/2022 À 20:43

Leave a Comment