Sherbrooke and Bromont, les deux premières “zones d’innovation”

Un des projets phares de François Legault, les “zones d’innovation” qu’il a provisés dès 2013, se concrétise. Sherbrooke and Bromont, dans les domaines respectifs de la science quantique et du numérique, sont les deux premiers projets acceptés sur la trentaine reçue par Québec, a announce le premier ministre en point de presse jeudi.

Mis à jour le 3 février

Karim Benessaieh

Karim Benessaieh
La Presse

“Pour moi, c’est une grande journée, à noter dans mon carnet des grandes choses qui me sont arrivées dans la vie”, a lancé d’entrée de jeu M. Legault, lors d’une conférence de presse virtualle tenue simultanet à Sherbrooke et à Bromont. « Il s’agit de deux projets d’avenir, deux projets ballants, deux projets pour construire l’économie du Québec de demain. »

The first symbol of what the prime minister qualified as a “little guy’s dream”: the construction of a quantum computer by IBM in Sherbrooke, the fourth largest company outside the United States. Québec paid out 68 million tandis qu’IBM s’engage à investir 62 million dans la province. “On va avoir l’ordinateur le plus puissant au Canada, rien de moins”, s’est rejoyci le premier ministre.

Au total, à Sherbrooke, Québec injecte plus de 131 million de dollars pour 13 projets, tandis qu’on attend 304 million du privé.

Dance 13 regions

Pour Bromont, le gouvernement injected 24.7 million dans cinq projects d’infrastructures distinct de recherche et de soutien à la recherche. On s’attend à ce que des entreprises privées y ajotent plus de 230 millions. The most important with 73 million, Teledyne DALSA, is a Canadian company specialized in electronic imaging and semi-conductor fabrication. On s’attend à ce qu’elle augmente ses capacités de production et poursuive ses investissements dans ses installations du Parc scientifique de Bromont.




« Teledyne opère une des rares usines de semi-conducteurs à Bromont depuis 45 ans, a rappelé Claude Jean, vice-président exécutif et directeur général de Teledyne DALSA Semiconducteur. Plusieurs croient que l’industrie des puces électroniques s’est complètement déplacée en Asie. Pendant ce temps, notre usine de Bromont est restée bien présente et active. » La technologie de Teledyne, a-t-il souligné, a servi autant à prendre des photos sur la planète Mars qu’à développer des appareils respiratoires et des laboratoires mobiles pour la détection des virus.

Teledyne a investi 90 millions pour améliorer ses installations au cours des dernières années. Les nouveaux investissements de 73 millions permettront la création d’une cinquantaine d’emplois et la consolidation des 500 déjà existants, a-t-il précisé.

Au total, calcule le gouvernement, ces deux zones recevront des investissements de 690 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, 533 millions du privé auxquels s’ajoutent 157 millions de fonds publics. Selon ce qu’a indiqué le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, 13 régions ont déposé des projets. Trois d’entre eux sont « presque attachés », a précisé le premier ministre, et pourraient être annoncés d’ici l’été.

Le concept des zones d’innovation, promis par la Coalition avenir Québec lors de la campagne électorale de 2018, vise à développer des pôles de collaboration entre les entreprises privées, la recherche et les gouvernements dans différents secteurs technologiques. « L’idée vient d’un constat qui est peut-être dur, a expliqué M. Legault. Quand on regarde la recherche au Québec, en PIB ou peu importe le calcul, on est parmi les meilleurs au monde. Quand on regarde la commercialisation, on est parmi les derniers au monde. »

Ces zones d’innovation sont directement inspirées de la Silicon Valley, en Californie, de l’axe Boston-Cambridge et du modèle suédois, a-t-il précisé, où se côtoient recherches fondamentale et appliquée. « C’est une certaine culture qu’on a eue longtemps au Québec, de mettre en opposition la recherche fondamentale et la recherche appliquée, comme si ce n’était pas possible de faire les deux […] On a tout pour réussir au Québec, on a des universités de caliber international et des entrepreneurs très créatifs. The idea, c’est de rapprocheur nos chercheurs et les entreprises, d’avoir des espaces communs. »

The choice of Sherbrooke and Bromont to host the first innovation zones is explained by the presence of mature technological ecosystems, combined with the availability of companies ready to invest, explained the Minister l’Innovation, Pierre Fitzgibbon. « On a reçu des projets porteurs et visionnaires […] La recognition mondiale du savoir québécois dans des domains comme la science quantique et les systèmes électroniques intelligentes va permettre d’attirer des investments. »

Sur un ton plus léger, le premier ministre Legault, lui, a tenu à rappeler un autre criterio. « Quand on regarde les zones d’innovation dans le monde, il ya autre chose qu’elles ont en commun : la beauté. Silicon Valley, Boston-Cambridge, Barcelona, ​​est-ce que j’ai besoin de vous dire que c’est beau ? Ne soyons pas surpris que les deux premières zones d’innovation soient en Estrie, dans les Cantons-de-l’Est. »

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